jueves, 12 de abril de 2012

Creation du groupe "Fleur de Faille"

"La poésie (...) - c'est dans ce mot qu'il faut aller chercher le sens que comportait autrefois celui de liberté. " (Pierre Reverdy)
Fleur défaille /Flou de falla /De Steenbreek in bloei
association de fait

Fleur défaille, en évocation de la fleur saxifrage qui croît dans les interstices de la roche. Parce que la poésie est bien cette fleur qui persiste en nous et nous (re)donne nos vraies racines, dans cette "mondialisation" dure et grise où l'argent fait la loi, régente la vie, asservit le langage, dégrade les tissus sociaux et culturels et dévaste la nature. Fleur défaille comme une aspiration, frêle et irrésistible, à un renouveau de civilisation. Sans prétendre que la poésie et l'art changent le monde, nous avons la conviction qu'ils apportent un surcroît de sens à nos vies - et c'est beaucoup, en ces temps de résistance du domaine de l'humain.
Fleur défaille: de la variété saxifraga neobruxellensis qui croise des cultivars issus d'horizons du plus proche au plus lointain, dans un sain microclimat belgo-belge, avec un fort tropisme latinoaméricain et de vigoureux rhizomes africains, et nourris de langues plurielles (dont FR, NL, ES) dans le choix et le défi de la logodiversité. Fleur défaille, universelle dans son impulsion, particulière toujours dans sa germination, multiple dans ses formes (poèmes, musiques, récits, peintures,...), fraternelle et solidaire dans ses manifestations.
Fleur défaille, plus secrètement, parce que la poésie et l'art tirent leur substance du plus profond de notre être, corps et esprit, dans sa fêlure intime. Fleur défaille pour mieux raison garder face à toutes les raisons de la perdre et toutes les "rationalités" mortifères.
Fleur défaille enfin, parce que, malgré les difficultés et la fragilité des projets de ce type, l'expérience de plusieurs d'entre nous dans des initiatives comme La Casa de la Higuera, Les Mardis de la poésie et d'autres, témoigne que de telles rencontres répondent à des attentes toujours réexprimées.
Précautions d'utilisation
1) Fleur défaille n'est pas une chapelle de plus d'adorateurs de "la poésie" soucieux surtout d'auto-exaltation, mais un lieu de rencontre d'amoureux de la qualité du poème (ou de la phrase musicale, du souffle romanesque, du rythme des couleurs,...). Cette passion-là, et la recherche du dialogue sur ce qu'est la création, oriente autant que possible les choix d'oeuvres présentées, sans exclure, dans l'équilibre du programme et dans la limite du temps disponible, le souci de laisser un espace ouvert à l'expression libre des créativités.
2) Fleur défaille, on l'a compris, est progressiste dans la sensibilité de ses animateurs et dans l'éventualité de sa participation, en tant que groupe de nature culturelle, à des événements publics larges s'inscrivant dans la même optique, mais ne peut en aucune façon servir de couverture à quelque opération politique que ce soit.
3) Fleur défaille n'est pas une association à laquelle on adhère; elle s'appuie sur une équipe limitée de coordinateurs, au fonctionnement souple et convivial mais efficace dans le minimum de tâches d'organisation, de publicité et d'intendance requises pour s'adresser à un public. Cela dans les limites de moyens très réduits et doné d'objectifs très modestes. D'autre part, ses finalités profondes et sa démarche fraternelle sont incompatibles avec tout esprit de rivalité personnelle et de recherche de pouvoir.

Hilde Vanderschelde, Dulce Kugler, Ana Fernández, Pierre Ergo, Joël Vanbroeckhoven, Coco Kunik et Manuel Escobar.




Débat autour du "L'hiver de la cigale" Théâtre Le Public



Deux femmes face à face ; entre elles, un monstre...


Hiver 2002. La cigale ayant chanté tout l'été dû bien se résoudre à affronter l'hiver... Laura est maintenue en détention préventive, accusée d'avoir tué le général Oscar Antonio Roederer, ancien dictateur de son pays. L'avocate de la défense, Maître Franchi, va avoir du mal à arracher des aveux à sa cliente. Au fil des rencontres, les deux femmes se retrouvent liées l'une à l'autre par les révélations d'une histoire commune. Devenues indissociables, elles vont devoir parcourir ensemble le long chemin qui mène à la vérité.

Un texte puissant par l'auteur de «L'Initiatrice» que vous avez été nombreux à apprécier la saison passée, servi par deux splendides comédiennes sous la direction de Magali Pinglaut. Dans les écrits de Pizzuti, ce sont toujours des femmes qui luttent. Avec obstination, elles se battent pour qu'un autre monde advienne. Avec opiniâtreté, elles font avancer la machine sociale. Avec fermeté, elles parlent, s'engagent et dénoncent; audacieuses, elles sont pragmatiques et entières, elles luttent pour l'émancipation de tous et pour les libertés de chacun.
Parce que, toutes, elles rêvent à des lendemains qui chantent !

UNE CRÉATION ET PRODUCTION DU THÉÂTRE LE PUBLIC. Salle des Voûtes







Débat



FERIA DEL LIBRO 2010













Encuentro con Viglieti después de 30 años!



lunes, 9 de abril de 2012

REPORTAJE de Patricia Muñoz a ANA FERNANDEZ




MUNDO LATINO

LOS SENDEROS DEL POETA

por Patricia Munoz



A. Fernândez. Foto: Amirah Gazel

Habia una vez un poeta errante y hambriento, quien, con ojos cansados por tanta indiferencia encostrada en etaima humana, sôlo conservaba dos anhelos por los que seguia esperando et despuntar del alba cada mariana: un plato de arroz caliente y un trozo de humanidad. Nunca faltaron los granos de arroz en sus manos, pero muriô esperando et trozo de humanidad que nunca Ilegô.

Quizâs seamos muchos los que, en mâs de una ocasiôn, hayamos sentido la penuria del poeta. Como él, muchos habrân anorado et fulgor de las cosas simples, et raro don de sobrecogerse con la maravilla de lo cotidiano, esos granos de amor impregnados en un gesto câlido.

Sofocados por la modernidad en la que navegamos o aguantando vendavales y zozobras en et navio incierto de la vida todos hemos sido un dia aquel poeta, hambrientos propietarios de esquinas interiores donde la luz de la sabiduria se vuelve timida, hasta apagarse, encogida, en et umbral de la creaciôn.

Todos hemos estado un dia a punto de morir por esos benditos granos de humani¬dad que nuestro poeta muriô esperando. Pasaremos nosotros, caminantes silenciosos en et otorio de la vida. Pero habrâ otros, osados, poetas aguerridos, errantes y soñadores. Recorrerân esos caminos que dejamos de lado en busca de alimento que nutra et aima. Llorarân sus ojos por tanta secuela en la geografia de nuestra humanidad dolorida. Pero Ilegarâ la hora con su irremediable respiro de los sentidos en que ese caminante que Ilevamos dentro se pliegue, sabio y silente, ante la avasalladora honestidad de la palabra hecha poesia.

En este nûmero quisiera presentarles a Ana Fernândez, poeta y escritora argentina, quien, como nuestro caminante, ha saboreado et deleite de la simplicidad hecha metâfora, de la honestidad convertida en verso, en fin, de lo humano hecho palabra.

Ana Fernândez vive en Bruselas desde 1979. Ha participado en diversos eventos culturales y revistas literarias tanto de América Latina como de Europa.

Ha sido galardonada con los siguientes premios: Premio Nacional de Poesia en Argentina (1964), Premio de Cuentos (Bélgica, 1980), Premio Prosa Joven Latinoamericana (Berlin, 1980) y Premio al mejor ensayo sobre poesía (Buenos Aires, 1988). La siguiente es una entrevista realizada por Mundo Latino en et domicilio de la escritora.



P: Ana, podrias decirnos por pué dejaste Argentina?

A: A causa de la dictadura militar. Yo hacia un trabajo social en las villas de emergencia. Trabajaba con niños enseñando a escribir poesia y haciendo teatro.

P: Partir implicô una ruptura forzada con tu tierra y con los tuyos, de qué manera et exilio inspirô o afectô tu literatura?

A: Lo mâs duro fue et silencio y el problema de la lengua. Seguir escribiendo pero no poder publicar, no tener acceso en los primeros años al circuito francôfono. Después tuve la suerte de colaborar con revistas literarias en Bélgica y ya he publicado en varias de ellas.

P: ~Escribir te ayudô a paliar la dolorosa experiencia del destierro?

A: Si, en realidad yo escribo desde los 14 altos y siempre ha sido una manera de canalizar inquietudes. Yo creo que es algo que no puedo dejar de hacer. Sin embargo, los primeros altos de exilio estaba bloqueada. El proceso de adaptaciôn y la necesidad de aprender francés, hicieron que estuviera mâs o menos 4 años sin poder escribir. Después empecé a hacerlo de nuevo. Fue un proceso doloroso.

P: ~Qué te impulsô a escribir y cômo descubriste esa voz interior que te ha impulsado a crear?

A: Buena pregunta. No sé, no sé. Toda la vida, es decir, desde chica quise leer y escribir. A los 5 años ya sabía escribir y el placer mas grande para mi siempre fue hacerlo. Mi vida era y es leer y escribir.

P: ~La creaciôn literaria te ha permitido percibir al ser humano de otra manera?

A: Yo no sé si fue la escritura o la vida misma. Pienso que fue la necesidad de comunicarme con la gente. Escribo porque en esta época no existen los trovadores, pero mi ideal hubiera sido andar por los caminos, reunir a la gente en las plazas y hablar, contarles cosas y escucharlos. Pero como ya no hay trovadores, escribo. En realidad, tengo alma de hablador.

P: iCrees que un escritor deba reflejar un compromiso politico en su literatura?

A: Siempre pensé que si, ahora ya lo dudo. Si por compromiso politico se entiede militancia, pienso que vivir es un compromiso politico, humano, mejor dicho. Escribir es parte del vivir, entonces implicitamente hay un compromiso politico. Toda acciôn del sen humano es politica, por ende, el que escribe asume un compromiso politico.

P: ~Qué intentas comunicar en tu poesia?

A: Trato de comunicar una experiencia que se ha transformado en una filosofía de vida. Con la conciencia de lo efimero de la vida me ha venido la necesidad de dar lo que yo sé. Coordinar un taller literario o trabajar con alguien codo a codo es poder dan todo lo que atesoré y que no me llevaré a la tumba. Amo estudiar. Ahora estoy investigando sobre literatura latinoamericana. Es mi pasiôn, no me aburro nunca. Es como dejar una herencia y despertar otro horizonte en la gente, que encuentren ese placer que yo tengo en gozar de la escritura como fuente de belleza.

P: ~Sigue presente Argentina en tu literatura?

A: Mi relaciôn con Argentina es como la que tendría con un ex-marido, con el que conté en buenas relaciones pero con el que hoy no podria vivir.

P: ~ Por qué no?

A: Porque el marido evolucionô por un lado y yo por otro. Hoy me siento bien en Bélgica, es mi nuevo matrimonio yArgentina es una referencia cultural, de origen; explica muchas actitudes mias pero tengo otras influencias desde hace 20 años: Bélgica y Europa en general, los nuevos contactos, los momentos vividos y los amigos, todo eso es una mezcla que no tiene lugar fisico preciso en el mundo. Me siento un poco de todas partes. Pienso que esto me ha aportado una apertura de espíritu que considero positiva, mâs abierta, mejor persona.

P: Este vivir en varios mundos ha resultado en una multivocalidad poética, ~cômo lo explicas?

A: La voz me pertenece y yo soy todo eso ahora. Finalmente somos seres universales y el ser humano no estâ determinado por un detalle fisico.

Si en un poema hablo de barrio quizâ podria pensarse a primera vista que hablo de Buenos Aires, pero barrios hay también acâ en Bruselas. Yo hablo del tango en ocasiones, posiblemente podría en ese caso localizarlo mâs allá pero es muy dificil de precisar.

P: Te defines como trovadora, de alli tu deseo de vehicular tu creaciôn literaria de esa manera, debes viajar mucho ...

A: Si, con la imaginaciôn.

P: ~Qué personajes habitan tu literatura?

A: He ido evolucionando. Cuando era chica tenía mis modelos, queria identificarme con personajes heroicos, como Juana de Arco o Miguel Estrogoff. Cuando adolescente con Jesucristo, Eva Perôn y et Che Guevara. Con la vida y los años, se fue atenuando esta necesidad, ya no habia modelos claves y ahora mis personajes son la gente sencilla, et héroe anônimo.

P: ~Y tus proyectos futuros?

A: La prioridad es seguir viviendo intensamente y hacer de mi vida un diâlogo. En lo literario, estoy escribiendo una novela Ya tengo dos o tres capitulos, todavia no se et rumbo que va a tomar; la novela se va perfilando a medida que uno la escribe. Uno puede tener un plan y después cambia la direcciôn de la historia.

P: ~Qué le dirias a los jôvenes con inquietudes literarias?

A: Siempre digo que hay una joya escondida en algûn lugar. A pesar de los problemas hay que tratar de hallar esa perla y darle un valor, encontrar placer en las pequenas cosas, valorar cada minuto; et amor es et descubrimiento de la belleza. La lectura es muy importante, descubrir las culturas es un placer.

El estudio no es un castigo y puede reemplazar otros excitantes que a veces eligen los jôvenes.



Otro comentario sobre "Fragmentos de una Memoria"

ANA FERNÂNDEZ, ESCRITORA ARGENTINA


Fragmentos de una Memoria.

Editorial Lumen, Buenos Aires.



Ana Fernândez ha publicado una novela que es una invitaciôn a la reflexiôn sobre et exilio. La memoria, no es sôlo lo que ha sucedido ton las emociones y los sentimientos, su manera de anclarse en la historia personal y la forma de volverse olvido de lo vivido, sino también lo guardado para darle al dolor su espejo más cercano.





EI cuerpo recuerda ton dificultad lo sucedido, de alla nace et enunciado fragmentado que se va dando en un fluir desde palabras, que buscan su acomodo, su mejor significaciôn, la variante de una acepciôn en la que parecen decir de la manera màs prôxima a lo sucedido, et cômo de un lenguaje que no se atreve a decir a boca Ilena.



El personaje protagonista da al texto una marca autobiogrâfica que es a la vez la voz que autentica los procedimientos. Se trata de una novela que no se escribiô, es lo dicho casi al borde de la asfixia «...nunca la terminé... » de la pâgina 36. Ese « nunca la terminé » se explica luego en la pâgina 38 cuando aclara «...debia recuperar los fragmentos de esa memoria... »

Recuperar

El verbo utilizado tiene la marca de lo definitivo. En et diccionario de autoridades la primera acepciôn es « volver a tomar o adquirir lo que antes se tenu ». Alguien tomô lo que teniamos, alguien nos despojô de lo habido y por eso sôlo queda un fragmento de memoria. La violencia que hay en « recuperar » nos dice que algo falta, las cosas, las personas, los rastros de la memoria. La sexta acepciôn de « recuperar » dite « volver alguien o algo a un estado de normalidad después de haber pasado por una situaciôn dificil ». Regresar a la normalidad impone, como axioma, que lo sucedido es anormal. El ultraje hecho a la Repûblica Argentina generà una anormalidad de lo vivido. «...debia recuperar los fragmentos de esa memoria... » es la teoria de la multiplicidad narrativa que leemos.



En la pâgina 93, « Pensaba que Pablo tenía una apariencia humana, pero muchas veces, ella dudaba que ésa fuera su verdadera condiciôn », la frase no deja de ser una parte del espanto de la pérdida de identidad propia a quien « vive » un exilio. El aparato Argentino de represiôn de aquellos años, recordemos et informe Sâbato, era una cosa que quitaba la humanidad, las personas perdian su cualidad decisiva para ser tratados como cosas, una especie de « matadero », alimento de la fosa comûn, o de tiburones.

Una novela del exilio

El texto recurre con afanosa intenciôn a la descripciôn sociolôgica e histôrica, no se trata sôlo del fundamento narrativo del hecho literario sino de un sentar por partida doble la significaciôn del exilio. El exilio produce una herida en la estima, en la valoraciôn del yo, en el espanto que significa la pérdida de lo « mio ». El exilio es también un engranaje lingüistico que se piensa a varias voces. Ana Fernàndez nos deja sentir la impresiôn de escribir palabras que pierden valor o que sôlo pueden recuperar su significado cuando mantienen la ilusiôn, como se da en la evocaciôn del origen mitico del tango.

« Eran otros tiempos, otras costumbres. Los años pasaban plâcidos... », se nos anuncia al comienzo de la narraciôn, a aquellos tiempos corresponde un lenguaje que se habia afianzado, que no habia sufrido la marca de lo inesperado propio a la catâstrofe. Como en augurio, Ana Fernândez cita un verso de Tunôn » Rosita de la que todos los ladrones estaban enamorados»

Ana Fernândez se guarda de caer en la trampa de lo sumamente claro « Comprender lo que sentimos es dificil, Expresarlo y que desde sus propios universos complejos, los otros lo descifren, es casi imposible » de ésta manera el texto se cierra invitândonos a la reflexiôn, a esa escritura del lector que existe en toda narraciôn literaria.

El exilio se transforma en la narraciôn en una huida de si misma y hacia 1a muerte. La abuela ha preparado, como en un final del juego, los detalles de la desesperanza y la decisiôn final. La narraciôn nos sugiere que se puede morir, una y dos veces, nos advierte sobre lo engañioso de las semejanzas y nos deja en heredad la extrema vigilancia sobre la vida en manos de militares.

De un pais al otro, lugares, olores y sensaciones se parecen, de pronto un café de Bruselas era igual o semejante a uno de Buenos Aires y esa familiaridad era la que permitia vivir en et desamparo y la huida.

Heriberto Lôpez, escritor colombiano Redacciôn Panoràmica



Comentario sobre "Fragmentos de una Memoria"

DÉJAME QUE TE CUENTE ... lo que he leído


• Argentina



En esta sección presentaremos breves comentarios sobre nuevos escritores de los países donde se habla castellano. Como los recorreremos en orden alfabético nuestro primer país será Argentina y comentaremos el libro de la escritora ANA FERNÁNDEZ: FRAGMENTOS DE UNA MEMORIA

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Las oleadas de inmigrantes han vuelto paranoica a Europa que olvida lo que nos recuerda Augusto Zamora R.(*) *Profesor de Derecho Internacional Público y Relaciones Internacionales en la Universidad Autónoma de Madrid:

“Entre 1821 y 1924, unos 55 millones de europeos emigraron a distintos continentes, fundamentalmente a América. Eran los expulsados de la revolución capitalista que sacudía la mayor parte de Europa occidental, que había encontrado en la emigración una válvula de escape a las legiones de miserables excretados por la industrialización. Los países americanos, a su vez, estaban necesitados de grandes contingentes humanos con los que poblar sus extensos territorios . Aquella complementariedad posibilitó que el capitalismo europeo pudiera desarrollarse sin desencadenar un caos....” http://www.rebelion.org/economia/040130zamora.htm



Es por esta peligrosa paranoia que el libro de Ana Fernández tiene una importancia que trasciende su gran valor literario, artístico y cultural.



Con la sensibilidad de una maestra solidaria que cometió el pecado de querer vivir una utopía social, Ana Fernández nos invita a conocer el mundo que transitaron emigrantes argentinos, forzados a huir del país que amaban y querían mejorar,... “eran jóvenes con ideales y se habían jugado por convertirlos en realidad”. (Pág.85)



“Utilizando como pretexto el calificativo de subversivo, se implementó [en Argentina] una persecución indiscriminada y secreta. La amenaza venía de todas partes y cualquiera podía ser la víctima” (Pág.46).



Nos cuenta cómo llegaban a Europa: “En condiciones desastrosas, con sus dramas personales, la carga emocional del abandono de todo, el miedo anudado aún en la garganta y el desamparo reflejado en la pequeña maleta o bolso apurado que nos caracterizaba” (Pág. 47).



Mientras “Sudamérica estaba triste, Sudamérica estaba llorando” los refugiados políticos tuvieron que enfrentar el desafío de seguir viviendo, pugnar por incorporarse a la vida de otro país, aprender otro idioma, superar sus tormentos y evitar la depresión. “Había antecedentes de compañeros que se habían vuelto locos a causa de la tortura o que se habían suicidado en el exilio a causa de la soledad y de la frustración ante la falta de salida política y personal...” (Pág.89)



La protagonista regresa años después a Buenos Aires para proseguir la búsqueda del marido desaparecido - “un desaparecido es una herida sin cerrar para siempre” (Pág. 136) – y en su relato expresa el sentimiento de miles de emigrantes que vuelven a la amada patria: “Buenos Aires ha cambiado y me siento perdida. Yo también he cambiado y no sé qué hacer con mi nostalgia...El tiempo y el espacio parecían converger en una sola muerte ineludible. Busco recuperar un muerto en la ciudad tomada y percibo que ese ser que pretendo rescatar del olvido soy yo misma.” (Pág.115)



Sin embargo, pese a que esta novela gira en torno a la tragedia del exilio, Ana Fernández no ha perdido la ternura y su alma de poeta nos arranca sonrisas cálidas con la entrañable descripción del ingenio provinciano en su país; nos permite oler la tierra mojada por la lluvia, circular entre la bohemia latinoamericana de Bruselas y nos deja pensando qué habríamos hecho en su lugar.



Pero el mensaje más trascendental de esta obra es, en mi opinión, la alegórica relación entre la joven nieta que representa la lucha contra la amnesia histórica, mientras hurga con cariño y constancia la memoria fragmentada de la protagonista en su vejez. Evocamos a las Madres de Mayo y sus lemas: “ni olvido ni perdón’ y ‘el otro soy yo’.



Ana, maestra de inmenso corazón, nos enseña que las palabras: solidaridad, amistad, compañerismo, soledad, amor, recuerdos tienen nuevas acepciones y nos alegra saber que este libro será pronto traducido al francés y publicado en este país que acogió con generosidad a tantos refugiados políticos.



Ana Fernández nació en Buenos Aires y se exilió en Bruselas en1978. Desde 1993 se dedica a la investigación sobre literatura hispanoamericana y a la animación de talleres literarios de escritura. Ha recibido premios de poesía en Argentina y tiene varios trabajos de cuento y poesía publicados en diversos medios. Fue invitada a presentar esta novela en la Feria del Libro en Argentina y es integrante del grupo de poetas de la Casa de la Higuera, de Bruselas.



Ésta es su primera novela, una especie de catarsis indispensable que abre el camino para nuevas historias sobre otros temas que sus lectores esperamos con entusiasmo y con ansias.



FRAGMENTOS DE UNA MEMORIA de la escritora ANA FERNÁNDEZ

Editorial Dunken Buenos Aires 2006

ISBN-10: 987-02-2050-9 - ISBN-13: 978-987-02-2050-3

En Bélgica se puede adquirir en la librería Punto y Coma de Bruselas



Bélgica 01 de Febrero de 2008 Yolanda Sala Báez



lunes, 31 de agosto de 2009

Encuentro con Carlos Fuentes le 29.03.09

Graciela, Ana y Marcela esperan al resto del grupo.

Un grupo de integrantes del Taller ( Norma, Sylvia, Marcela, Hilde, Ana Nora y Joël) después de la conferencia de Carlos Fuentes se disponen a entrevistar al escritor.


Ana Fernández y Carlos Fuentes conversan animadamente.
En segundo plano, Sylvia Reyes de la Embajada de México.

Ana presenta a C. Fuentes los integrantes del Taller.

Carlos Fuentes felicita al grupo por la iniciativa de participar a un taller.

Carlos Fuentes dedica un libro a Ana Fernández.



Dedicatoria de Carlos Fuentes.


Conferencia.



LA VOZ EN VIVO DEL ESCRITOR











Nuevamente el Taller presente en las actividades de la Casa de Higuera, 15 mayo 2009.

Almudena Martín Crespo, integrante del taller "La Marmita" es invitada por "La Casa de la Higuera" a leer algunos de sus poemas.


Cierto: la verdad es un armario lleno de sombra
(Antonio Gamoneda)

La Casa de la Higuera / La Maison du Figuier
Abre sus puertas al misterio
el viernes 15 mayo 2009 a partir de 19h
en el café l'Imagin'Air, 6 place Fernand Cocq à Ixelles*

ENTRADA GRATIS
19h: acogida, restauración posible / 20h: comienzo del programa

1) Descubrimiento del poeta español Antonio Gamoneda (Premio Cervantes et Premio europeo de literatura 2006):
- Bosquejo biográfico (por Joël Vanbroeckhoven),
- Una poética: la vida en el espejo de la muerte, ideas seleccionadas (leídas por Pierre Ergo),
- Selección de poemas de Gamoneda: lecturas en ES (Ana Fernández), NL (Joël Vanbroeckhoven) y FR (P. Ergo).
-
2) Autores invitados:
Dulce Kugler (textos novelescos, ES)
Serge Noël (poemas, FR)

Música: Olivier van Helden (canción francesa, guitarra/piano)
Gustavo Gómez (poemas, ES)
Catherine Pozzi (poemas, FR)

(pausa bar)
Almuneda Martín Crespo (poemas, ES)
Pierre Ergo (poemas, FR)
Ana Fernández (prosa poética leída por Marcelle Collin, FR)

Música: improvisaciones por "Duc" Charly Kovach (harmónica/guitarra)
y Eddy Loozen (piano)

…y otras sorpresas del armario en función del reloj
* Place Fernand Cocq: bus 54 et 71; Porte de Namur: métro ou bus 34-64-80.

Almudena Martín Crespo.

Catherine Pozzi.

Marcelle Collin y Ana Fernández.

Eddy Loozen, "Duc"Charly Kovach y Coco Kunik

Momento de improvisación.



Los hermanos Van Helden.

el poeta Pierre Ergo.

El poeta Gustavo Gómez.

Invitado especial, el poeta Serge Noël.



EL PÚBLICO







jueves, 20 de agosto de 2009

Ana Fernández y Sylvia Fernández, participan en un homenaje a Salvador Allende, en la comuna de Evere, 16. marzo del 2008

Un aspecto de la sala Toost de la comuna de Evere.

El público. Al fondo Saidi Fathiha, organizadora del homenaje.

En primer plano Marcela Saavedra, otra integrante del taller La Marmita.


Ana Fernández se dirige al público con palabras alusivas a la personalidad de Salvador Allende.

Ana lee algunos de sus poemas.

Coco Kunik interpreta algunos tangos.

Coco Kunik acompaña con el clarinete el recitado de Sylvia Fernández.

Sylvia recita uno de sus más emotivos poemas.